OSTéOPOROSE : VIVRE DANS CET ENVIRONNEMENT POURRAIT RéDUIRE LES RISQUES, SELON UNE éTUDE

Alors que l’ostéoporose impacte directement la qualité de vie de ceux qui en souffrent, notamment par des douleurs chroniques et une mobilité réduite, des chercheurs estiment que vivre dans un environnement bien précis limiterait le risque de développer cette maladie osseuse.

L’ostéoporose touche 39% des femmes de plus de 65 ans, en France, selon les chiffres de l'Assurance Maladie et 70% des plus de 80 ans. Plus précisément, cette maladie osseuse “associe à la fois une diminution de la densité de l'os et des modifications de sa micro-architecture”. Les risques associés sont notamment les fractures du poignet ou du col du fémur par exemple, ainsi que des douleurs chroniques, une mobilité réduite et une moins bonne qualité de vie. Prévenir l'ostéoporose est donc une question de santé publique.

Des chercheurs de l’université de l'Université Central South de Changsha, en Chine, se sont penchés sur les effets de l’environnement sur les risques de développer de l’ostéoporose. Les chercheurs ont remarqué que vivre dans des zones verdoyantes à proximité de jardins, de parcs et d'espaces verts peut augmenter la densité osseuse et réduire le risque d'ostéoporose. Leurs résultats sont publiés dans la revue Annals of the Rheumatic Diseases.

Ostéoporose : vivre dans une zone végétalisée réduirait le risque de 5%

Pour en arriver à ces conclusions, les chercheurs se sont basés sur les données de 391.298 personnes inscrites à la UK Biobank. Leur âge moyen était de 58 ans. Les chercheurs avaient accès à différentes informations telles que la densité minérale osseuse des participants, mais aussi différents facteurs pouvant influer sur le développement de la maladie osseuse comme la zone résidentielle, l'exposition à certains polluants, la consommation d'alcool, les niveaux d'activité physique, le tabagisme ou encore le régime alimentaire.

Pour calculer le risque génétique de la maladie osseuse, les chercheurs ont utilisé un outil appelé “score de risque polygénique” qui regroupe les différents facteurs pouvant augmenter le risque de développer une pathologie. Puis, ils ont utilisé “l’indice de végétation par différence normalisée” qui a permis de déterminer la quantité d’espace vert dans la zone résidentielle des participants. Les spécialistes ont analysé l'exposition à différents polluants atmosphériques comme l’oxyde d'azote (NO2) et les particules fines (PM2,5) en fonction du lieu d’habitation.

Ostéoporose : la végétation aiderait à réduire les effets néfastes de la pollution atmosphérique

Pendant la période de l’étude, qui s’étalait sur 12 ans, en moyenne, les chercheurs ont relevé au total 9.307 cas d’ostéoporose. Les auteurs de l’étude ont relevé une “association cohérente entre la quantité d’espaces verts et de nouveaux cas d’ostéoporose”. En effet, les résultats de ces travaux de recherche ont permis de constater que les personnes vivant dans les quartiers végétalisés avaient une meilleure santé osseuse et 5% de risques en moins de développer de l’ostéoporose.

Les chercheurs estiment que cette différence s’expliquerait par l’exposition plus faible aux polluants atmosphériques comme l’oxyde d'azote (NO2) et les particules fines (PM2,5). “Plusieurs études ont montré que l'exposition à la pollution de l'air peut produire un stress oxydatif, une inflammation et perturber les hormones, qui augmentent tous deux le risque d'ostéoporose”, expliquent les chercheurs. Aussi, selon eux, la végétation permettrait de réduire les polluants présents dans l’air.

Si les chercheurs précisent qu’il s’agit d’une étude observationnelle, ne faisant pas de lien de cause à effets, ils estiment néanmoins que “la verdure résidentielle est associée à une densité osseuse plus élevée et à une diminution du risque de développer l’ostéoporose”. Aussi, ils rappellent “l’importance de la verdure urbaine dans le développement de stratégies de prévention efficaces”.

Sources :

  • Associations of residential greenness with bone mineral density and osteoporosis: the modifying effect of genetic susceptibility - Annals of the Rheumatic Diseases
  • Living in “leafy” areas may boost bone density and lower osteoporosis risk (communiqué)
  • Assurance Maladie - Comprendre l'ostéoporose
A lire aussi :

Ostéoporose : ce facteur renforcerait les risques chez les femmes ménopausées

Comment prévenir l'ostéoporose grâce à une alimentation équilibrée ?

Quelle est la différence entre l’ostéoporose primaire et l’ostéoporose secondaire ?

2024-03-07T13:44:51Z dg43tfdfdgfd