DIABèTE DE TYPE 2 : LES NOUVELLES RECOMMANDATIONS DE LA HAS

Tl;dr

・La Haute Autorité de santé préconise un changement de mode de vie avant tout traitement médicamenteux du diabète type 2.

・Les nouvelles recommandations insistent sur les bienfaits de l’activité physique et une alimentation saine.

・La médication n’interviendra seulement que si les changements de mode de vie s’avèrent insuffisants.

・Ces préconisations suscitent toutefois des interrogations sur leur applicabilité.

Un nouvel axe dans celui de la prise en charge du diabète

La Haute Autorité de santé française (HAS) établit un tournant crucial dans la prise en charge du diabète de type 2. Selon un communiqué de cette instance régulatrice, les changements dans les habitudes de vie doivent être prioritaires avant de recourir à la médication.

Ce “changement de paradigme” ne s’applique qu’à ce type de diabète, qui concerne majoritairement des patients plus âgés, moins réactifs à l’insuline.

Priorité à la lutte contre la sédentarité

Ces nouvelles recommandations surviennent dans un contexte où les politiques de santé publique mettent de plus en plus l’accent sur les avantages de l’activité physique. Celle-ci, en effet, offre “de nombreux bénéfices thérapeutiques comme l’amélioration de la sensibilité à l’insuline, la réduction du risque de progression du diabète ou encore des complications cardiovasculaires”, assure la HAS.

Pour renforcer cette approche, elle propose la mise en œuvre d’un programme d’activité physique et d’une modification de l’alimentation, tout deux adaptés aux besoins du patient.

Les limites de cette approche

Malgré le consensus général autour de cette stratégie, il demeure des interrogations sur sa mise en pratique. Florian Zores, cardiologue reconnu, a exprimé ces réserves en soulignant sur les réseaux sociaux que “commencer une activité physique ou modifier son alimentation est très difficile”.

Il a par ailleurs mis en avant le manque d’offres thérapeutiques pour encadrer, encourager et accompagner ces changements. Ainsi, même si un changement de mode de vie s’impose avant toute intervention médicamenteuse, la mise en œuvre de cette nouvelle approche nécessite des outils d’accompagnement adaptés et disponibles pour tous les patients diabétiques.

Comme le souligne la HAS : “Si les modifications du mode de vie ne suffisent pas, une prise en charge médicamenteuse est alors proposée au patient”.

Cette perspective impose de repenser en profondeur nos habitudes de vie pour une gestion plus efficace du diabète de type 2. Cela signifie également que l’approche médicamenteuse doit être subordonnée à la gestion par le mode de vie, au lieu d’être considérées sur un pied d’égalité.

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